La solitude des nombres premiers de Paolo Giordano

Ces deux derniers jours, je viens de dévorer le premier roman de Paolo Giordino, intitulé La solitude des nombres premiers (2009). Ça faisait longtemps qu’il me faisait de l’œil dans ma bibliothèque et j’ai fini par craquer ! Comme vous pouvez vous en douter, j’ai adoré ce livre !

L’écriture est fluide, ce qui permet d’avancer dans le roman facilement. Je ne commenterai pas le style de l’auteur, étant donné que je n’ai lu que la traduction française (un jour, je pourrais lire en italien !) et que je considère que l’écriture du traducteur ne transmet qu’une idée partielle de ce que pourrait être le style original de l’auteur.

En ce qui concerne l’histoire en tant que telle, on suit le destin de deux personnes depuis leur enfance (et l’élément déclencheur de leur mal-être) jusqu’à l’âge adulte. La majeure partie de l’intrigue se déroulant davantage autour de leur adolescence. On découvre Alice, une jeune fille anorexique, qui veut garder le contrôle sur son corps, se sent rejetée par les autres élèves du lycée et qui entretient une relation assez conflictuelle avec son père. L’autre protagoniste s’appelle Mattia, c’est un jeune homme surdoué, passionné par les maths, qui est lui aussi très mal dans sa peau et ne veut – ou plutôt ne sait – pas intégrer le reste du monde.

On suit alors leur histoire d’amour et d’amitié, une relation entre deux personnes qui ne savent pas exactement ce qu’elles représentent l’une pour l’autre, qui ne cessent de se croiser et de se perdre de vue alors qu’il est clair pour tous ceux qui les côtoient qu’elles sont faites pour être ensemble.

Je n’en dirai pas beaucoup plus pour ne pas vous gâcher le plaisir de la lecture !

[Attention, ce que je déclare ici pourrait vous donner trop d’indications sur la fin du roman – A ne pas lire donc, si vous ne l’avez pas encore lu]

Je voudrais juste remercier l’auteur (oui, je suis bien consciente qu’il ne me lira jamais) de ne pas s’être laissé tenté par une fin facile, du genre happy end à l’américaine où finalement tout le monde se retrouve, se tombe dans les bras et vit heureux jusqu’à la fin de ses jours. J’avoue, mon cœur de fille y a cru au départ, avec un certain contentement, mais je suis finalement heureuse qu’il n’en soit pas ainsi. Cela procure plus de pertinence et de profondeur à l’intrigue.

Ma note : 

[C’est bon, vous pouvez continuer]

Ce livre a été adapté au cinéma par Saverio Costanzo (pour preuve, la nouvelle édition de poche reprend l’affiche du film – grrr, que je n’aime pas ça). Je n’ai pas encore eu l’occasion de le visionner mais j’ai hâte de voir comment le cinéaste s’est débrouillé pour transposer cette étrange relation sur écran !

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