Les Larmes de Tarzan de Katarina Mazetti

La semaine dernière, j’avais envie de commencer un roman qui se lirait vite et sans prise de tête. Un petit coup d’œil dans ma PAL avant d’en ressortir Les Larmes de Tarzan de Katarina Mazetti. Comme beaucoup, j’ai découvert cette auteure grâce au fameux Mec de la tombe d’à côté. Ensuite, je me suis laissée séduire par les aventures de Linnéa dans Entre le Chaperon rouge et le loup, c’est fini. Depuis, l’auteure n’a cessé de me décevoir  ! Alors pourquoi je m’obstine, me direz-vous ? Je crois que je me laisse un peu trop avoir par leurs jolies couvertures…

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Hein oui qu’elle est belle ?!

Dans ce roman, Katarina Mazetti reprend le même genre de trame que dans son Best-Seller : Mariana (alias Tarzan), jeune mère célibataire complètement fauchée, affublée de deux mômes très turbulents, rencontre, de manière plus que fracassante, Janne, riche détenteur d’une société d’informatique un brin arrogant. S’ensuit un jeu de « je-t-aime-moi-non-plus-allez-viens-on-baise » qui dure un peu près tout le roman sur fond de lutte des classes, haine de la gent masculine, difficultés financières liées à la monoparentalité et de maladie mentale.

Alors soyons honnêtes ! Actes Sud nous proposent de jolis livres assez sobres qu’ils font passer pour de la littérature contemporaine étrangère mais les livres de Mazetti sont tout simplement à ranger dans la catégorie Chick-lit ! Ni plus, ni moins ! Ils répondent tous au même schéma et ne contiennent au final que très peu de surprises ! Il ne faut donc pas en attendre de trop (ce qui a pourtant tendance à être mon cas).

L’originalité de celui-ci tient au fait que chaque chapitre est raconté selon le point de vue d’un personnage différent : Janne, Mariana ou l’un de ses enfants. Evidemment, le style change un peu selon que le narrateur est un adulte ou un enfant (d’ailleurs, les chapitres « enfantins » sont parfois un peu trop niais et horripilants à mon goût). Cela nous permet de voir les différents événements sous des angles parfois diamétralement opposés.

Mariana et Janne sont attachants et énervants à la fois mais malheureusement leur histoire d’amour ne tient absolument pas la route ! Vraiment, vous y croyez, vous, à l’histoire de la fille qui couche au milieu de nulle part avec l’inconnu avec lequel elle s’est pris la tête quelques heures plus tôt alors qu’elle voit clairement qu’il est complètement saôul? Sans compter sa relation avec son ex, qu’elle sait être totalement fou et irresponsable mais avec qui elle rêve de revivre dès qu’il daignera remontrer le bout de son nez ? Sérieusement ?! Certaines scènes sont tellement grosses qu’on se demande comment l’auteure a seulement oser penser que ça aiderait son histoire à tenir la route !

Bref, vous l’aurez compris, ce roman est complètement burlesque et moyennement bien ficelé ! Je ne suis même pas sûre que les adeptes de la chick-lit en soient particulièrement friands car l’histoire d’amour n’a rien de romantique et il est très difficile de s’identifier à ces anti-héros un peu trop caricaturaux.

Je crois donc que la prochaine fois que je croiserai un Mazetti dans les rayons de Pêle-Mêle, joli ou pas, je le laisserai gentiment à sa place !

Ma note :

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Le Caveau de famille de Katarina Mazetti

J’étais à la recherche d’un truc agréable et facile à lire, Le Caveau de famille trônait depuis quelques semaines sur ma PAL, je me suis donc dis « C’est le moment ! ».

Couverture Le caveau de famille

Le Caveau de famille raconte la suite des aventures de Benny et Désirée, les héros de Le Mec de la tombe d’à côté. Après une rupture de quelques mois, les amants terribles ont bien tenté de s’oublier mais ils n’y parviennent pas. Désirée, dont l’horloge biologique s’affole, propose que leur couple s’accorde une dernière chance : ils se donnent trois essais pour faire un bébé et si ça ne marche pas… On s’oublie ! Evidemment, vous vous doutez bien que ça a marché ! On suit alors les tentatives désespérées du couple pour se transformer en famille épanouie et responsable…

La première moitié du roman m’a assez bien amusée. Comme pour le premier opus, chaque chapitre est le témoignage d’un des personnages (Benny, Désirée ou Anita) : on varie donc les points de vue et les styles. L’humour de Katarina Mazetti est toujours présent, c’est ce qui m’avait bien plu dans le premier roman.

Ensuite, ça se corse ! Les évènements s’enchaînent, l’absence de communication domine et ce n’est plus que plaintes et disputes dans chaque chapitre. Ce n’est plus drôle, ça en devient même pathétique. Katarina Mazetti a voulu nous montrer les réalités d’une vie de famille et elle y est parvenue. Peut-être un peu trop. Et cette manie de tomber en cloque tous les 6 mois [bon, ok, j’exagère un peu] m’a réellement exaspérée ! Je veux bien qu’ils soient fertiles mais là… ils ne font jamais l’amour mais les seules fois où ça arrive… hop, un nouveau polichinelle dans le placard ! On se moque de qui ?!

Bref… J’ai été très déçue par ce deuxième tome. L’ambiance devenait si malsaine entre les personnages que la lecture de leurs plaintes a fini par m’énerver. J’avais l’impression d’être prise à partie, catapultée au coeur d’une dispute conjugale qui n’en finissait pas et surtout, qui ne me regardait pas. Je ne sais pas si l’auteure a simplement voulu profiter du succès du premier pour en pondre rapidement un second et booster ses ventes mais elle aurait mieux fait de s’abstenir ! 

Ma note : 

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Quelques mots sur l’auteure

Katarina MazettiKatarina Mazetti est une journaliste et romancière suédoise qui a connu un certain succès chez nous grâce Au Mec de la tombe d’à côté, publié chez Gaïa. Ce roman a même été adapté au théâtre et au cinéma. C’est son expérience en tant que femme d’agriculteur qui lui en a inspiré le contexte . Aujourd’hui, Katarina Mazetti connaît un beau succès dans les pays francophones puisque la plupart de ces romans ont été traduits en français.