Tamaris ou, quand la diversification n’est pas la bonne solution

La plupart d’entre vous connaissent, du moins de nom, la célèbre marque de chaussures Tamaris. Depuis quelques années, Tamaris propose également des articles de maroquinerie (sacs, portefeuilles, porte-clés). Malheureusement, là où les chaussures sont d’une qualité indéniable, les sacs pêchent par leur durée de vie plus que limitée.

Je m’explique. Il y a deux-trois ans, j’avais craqué pour un très joli sac de couleur parme, assorti de son petit papillon. C’était un sac d’été en similicuir. Vu sa couleur, il n’était pas super facile à assortir avec tous mes vêtements, je ne l’utilisais donc pas tous les jours. Quelle ne fut pas ma surprise à la fin de la saison, de découvrir que la couche supérieure de « cuir » s’était enlevée par endroits, laissant apparaître une affreuse couche en toile couleur beige-jaunâtre. Autant dire que cela pouvait difficilement passer inaperçu. Je vous laisse imaginer à quel point j’étais déçue (j’adorais ce sac). Ne voulant pas accuser directement la marque, j’avais mis ça sur le compte de mon manque de chance habituel, me disant que j’avais dû tomber sur un sac avec un défaut de fabrication.

Cette année, arrive Noël et son éternelle question de « De quoi aurais-tu envie, comme cadeau ? ». C’est là, qu’au hasard d’une virée shopping entre filles, je tombe sur ce sac :

J’étais sous le charme ! Ma tante propose donc de me l’offrir pour Noël. Je le garde précieusement jusque-là et passé la date fatidique, je l’étrenne. Là encore, je ne tarde pas à être plus que désappointée : au bout de 2-3 jours d’utilisation, je remarque que la doublure intérieure de la grande poche arrière s’est déchirée. Voyez plutôt :

Là, la moutarde commence doucement à me monter au nez ! Mais bon, je suis alors en vacances à 200 km du point de vente et me rends compte que je n’ai plus le ticket de caisse (ben oui, en général, je ne garde pas le ticket de caisse de tous mes vêtements et accessoires et de toutes façons, ça faisait plus de 15 jours qu’il avait été acheté). Je décide donc de « condamner » cette poche en attendant de trouver une solution pour réparer les dégâts. Les semaines passent, je fais d’autant plus attention que je sais que le tissu de la doublure est fragile mais pourtant, voilà que ce week-end, je m’aperçois que la doublure de l’autre poche commence, elle aussi, à se faire la malle. Pourtant, la seule chose que la petite poche cousue sur cette doublure ait porté, c’est mon GSM et je ne pense pas qu’il soit si lourd…

Alors bien sûr, vous pourriez penser que je suis une brute épaisse qui ne prend pas soin de ses affaires. Mais, sachant que je possède encore certains sacs (dont certains ne m’ont guère couté plus de 20€ à l’époque) qui datent de ma période ado (certains approchent donc des 10 ans), que je les ai trimbalés partout avec moi : cours, shopping, boulot, vacances, etc. et qu’ils sont toujours en (presque) parfait état, vous pouvez commencer à penser que, tout compte fait, je dois quand même être un minimum soigneuse. Ici, on parle tout de même d’un sac qui a coûté près de 70€, ce n’est donc pas un sac hyper bon marché ! Je m’attendais alors à une certaine qualité de la part de Tamaris. Or, force est de constater que ce n’est pas le cas ! Au bout du second sac décimé, je ne crois plus à la coïncidence mais penche plutôt du côté du manque de contrôle qualité (ici, on voit très bien que le tissu utilisé n’était pas adapté à cet usage, s’ils l’avaient un minimum testé, ils s’en seraient aperçu).

En conclusion, je dirais que c’était la dernière fois que je me laissais aller à acheter (ou à recevoir) un sac de chez Tamaris ! Ils peuvent être très beaux, ça ne les empêchent d’être de la crasse ! La maroquinerie n’est pas leur core business et ça se voit ! Je trouve cela bien dommage car ces deux mauvaises expériences m’ont donné une très mauvaise image de cette marque que j’aimais pourtant beaucoup ! Comme quoi, se diversifier, c’est bien mais encore faut-il le faire de manière réfléchie, en vérifiant les produits que proposent les nouveaux fournisseurs. Et si on n’est pas à l’aise avec le nouveau segment de produits, on s’abstient ou on se forme ! On n’attend pas bêtement de voir comment ça va fonctionner, en comptant sur la chance et sur sa bonne image auprès de la clientèle (parce que le vent peut vite tourner) !