Certaines n’avaient jamais vu la mer de Julie Otsuka

Aujourd’hui, je vais vous parler d’un très beau et court roman qui témoigne d’un peu assez méconnu de l’histoire, en tout cas, dans nos contrées occidentales : Certaines n’avaient jamais vu la mer de Julie Otsuka.

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Au début du XXe siècle, des milliers de Japonaises ont été mariées, de gré ou de force, à certains de leurs compatriotes exilés aux USA. Ces derniers leur promettaient une belle vie, loin des restrictions de leur quotidien japonais. Cependant, une fois sur place, ces femmes découvraient que l’homme d’affaires qu’elles avaient épousé était en réalité une pauvre ouvrier agricole vivant à même le sol dans un camp ou encore un proxénète notoire, cherchant de la main d’œuvre gratuite. Seules, incapables de comprendre un traitre mot dans cette langue inconnue, elles devaient apprendre à survivre à cette nouvelle vie.

Julie Otsuka a pris le parti de rédiger son roman à la 1ère personne du singulier, donnant un caractère multiple à cette narration. Une manière de rendre compte du nombre important des ces femmes mais aussi de leur absence d’individualité propre. Ces femmes n’étaient souvent qu’une marchandise, qu’un outil de travail, aux yeux de leurs maris. Elles étaient là pour remplir une certaine fonction et si elles ne convenaient pas, elles étaient renvoyées d’où elles venaient. C’est ce caractère interchangeable, qui, pour moi, se cache également derrière ce « nous ».

De plus, malgré un fil conducteur qui est celui de l’adaptation de ces femmes à leur nouvelle vie et de leur évolution dans cette société américaine qui les exclut, l’auteure ne nous offre pas réellement un récit comme nous avons l’habitude d’en lire mais une énumération de situations diverses et variées. Ce procédé narratif, un peu lourd il faut l’admettre, m’a parfois fait décrocher de ma lecture, ce qui est dommage.

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Malgré cela, le roman dégage une certaine puissance qui m’a impressionnée. Il n’a l’air de rien avec ses 143 pages mais il est bouleversant ! Encore un texte qui me fait prendre conscience de la chance que j’ai de vivre, en tant que femme, au XXIe siècle, dans une société ouverte et respectueuse de ses droits [même s’il y a encore quelques efforts à faire, j’en conviens]. A lire !

Ma note :

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365 photos du quotidien #12

Aïe aïe aïe, j’ai un peu abandonné le rendez-vous de Virginie la semaine dernière : pas eu le temps de composer mon article de récap [c’est pas bien, je sais] mais vous pouvez toujours retrouver les photos sur mon Instagram.

Cette semaine va vous faire penser davantage à un bilan météo qu’autre-chose ! J’ai quelque peu manqué d’imagination…

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  • 17 mars 2014 : depuis que j’ai découvert que le Veronica Mars Movie était sorti, je me repasse les épisodes de la série pour me rafraîchir la mémoire et pouvoir profiter pleinement du film. Qui a dit accro ?!
  • 18 mars 2014 : le soleil brille sur Bruxelles, une seule envie aller profiter de ses rayons ! Ce que font tranquillement les étudiants, sous nos fenêtres, pendant que nous devons bosser… Quelle injustice ! 😉
  • 20 mars 2014 : retour de ma dernière journée de formation autour de l’assertivité. Encore un beau soleil que je me dois d’immortaliser pendant mon trajet en tram.
  • 21 mars 2014 : 1er jour du printemps et ça y est, la pluie est de retour ! Un peu déçue, surtout que j’avais pris ma journée !
  • 22 mars 2014 : customisation de clé USB reçue au boulot. On s’amuse comme on peut !
  • 23 mars 2014 : j’ai ressorti ma décoration geek de Pâques. Quel beau présentoir pour mes petits œufs, n’est-ce pas ?!

Voilà, rien de terriblement passionnant cette semaine ! Les jours se suivent et se ressemblent !

Et vous, votre semaine ?!

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Geek Philosophie de Vincent Billard

Dans cet essai, Vincent Billard tente de nous faire comprendre ce qu’est la philosophie geek. Sous cette couverture qui pourrait faire penser à celle d’un comics se cache un ouvrage on ne peut plus sérieux ! En effet, il s’agit d’un véritable essai philosophique et non pas d’un ouvrage un brin humoristique comme je le pensais au moment où j’ai postulé pour le recevoir, lors du dernier Masse Critique. Cela signifie donc qu’il ne s’adresse pas à n’importe quel lecteur. Bien que Vincent Billard ait réalisé un vrai effort de vulgarisation, j’ai trouvé cette lecture très difficile. Pour preuve ? J’ai mis un mois pour en venir à bout ! Et ce, malgré le cours d’introduction à la philosophie contemporaine que j’ai suivi il y a quelques années ! Je n’étais clairement pas suffisamment armée pour profiter pleinement de cette lecture.

Geek philosophie Vincent Billard

La philosophie possède un mode d’écriture qui lui est propre : un vocabulaire particulier, de longues phrases parfois alambiquées, des concepts très abstraits, … Vous comprenez donc que ce n’est pas un ouvrage à emporter avec vous pour vous occuper durant vos trajets dans les transports en commun !

Et sur le fond, me direz-vous ? Vincent Billard commence par nous expliquer l’origine du mot geek, comment est né ce nouvel être social, ce qui se cache exactement derrière cette appellation et ce que pourraient être les conséquences de son mode de pensée.

Certaines informations tombent sous le sens quand on s’intéresse un minimum aux nouvelles technologies mais cet ouvrage ouvrent aussi quelques perspectives auxquelles je n’avais jamais pensé. Je pense donc qu’il peut s’agir d’une lecture intéressante pour qui aime la philosophie contemporaine.

Dans son effort de vulgarisation, l’auteur a introduit quelques traits humoristiques dans ses descriptions. Cela a contribué à rendre cette lecture un brin plus digeste pour la non-initiée que je suis. Il ponctue également son ouvrage de nombreuses références culturelles ayant trait à l’univers geek.

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Je remercie donc Babelio et les éditions Hermann pour cette sympathique découverte !