Et si on allait jusqu’à Anvers, à vélo ?!

Aujourd’hui, je vous propose un article un peu plus sportif ! Ce week-end, voulant profiter du temps printanier que connaît la Belgique en ce début mars, nous avons décidé de nous octroyer une petite balade à vélo, en amoureux, de Bruxelles à Anvers, en suivant les canaux.

Pour ce faire, rien de plus simple ! Nous avons trouvé un itinéraire sur le site de l’association Pro Velo, qui propose un roadbook basé sur une chouette initiative flamande, celle des Knooppunten de Fietsnet.be. What’s that ?, me direz-vous ! Vous n’êtes pas sans savoir que le Flamand est un grand amateur de vélo [facile, hein, quand c’est plat !] et donc, nos amis du Nord ont développé un réseau de « points » à travers toute leur région, qu’il suffit de relier pour se construire un petit itinéraire. Ces Knooppunten sont identifiés par un panneau dédié, que ce soit en pleine ville ou le long des pistes cyclables. Le samedi soir, nous avons donc établi notre liste de knooppunten à suivre et nous étions prêts !

Les fameux panneaux - Source : Aalst.be

Les fameux panneaux – Source : Aalst.be

Bruxelles – Vilvoorde, de la ville à la friche industrielle

Départ à 11h. La première partie du voyage n’était pas la plus agréable. Nous partons d’Auderghem (sud de Bruxelles) et devons traverser toute la ville, direction Vilvoorde où commence le réseau de knooppunten. Il y avait pas mal de circulation pour un dimanche matin. Nous suivons le Boulevard Lambermont et sa piste cyclable où il faut sans cesse passer de la route au trottoir et vice-versa. Nous arrivons ensuite sur la route de Vilvoorde, sur une piste qui est en fait l’ancienne et étroite bande d’arrêt d’urgence, le long d’une route à 70 km. Nous traversons alors un zoning industriel, pas très glamour. Les odeurs sont aussi relativement incommodantes. Arrivés dans la petite ville, des travaux sur la piste cyclable nous obligent fréquemment à passer sur la route ou à faire du slalom. Pas génial, le parcours commence fort !

Pont Virendeel. Source : Commons Wikimedia

Pont Virendeel. Source : Commons Wikimedia

Ensuite, nous trouvons facilement le réseau et commençons à le suivre, dans un dédale de petites rues puis le long du canal. Ça s’améliore doucement !

Vilvoorde – Klein Willebroek, entre industries et campagne

Nous continuons notre petit bonhomme de chemin. Le trajet oscille beaucoup entre zonings industriels et pistes cyclables longeant les canaux. La vue est plus agréable que durant la première partie du voyage, mais ce n’est toujours pas très bucolique ! Limite, Bruxelles parait moins pollué que certains coins que nous traversons !

Nous trouvons néanmoins un petit coin tranquille pour déguster notre sandwich maison, près du « petit port » de Klein Willebroek. Il est environ 13h30. Nous sommes à la moitié du parcours « pointés ».

Klein Willebroek – Boom, une incursion dans les cours d’eau

Arrivés à Klein Willebroek, nous avons dû louper un point, du coup, nous nous sommes retrouvés sur une petite île, au milieu de deux canaux. L’endroit est fort joli mais il y a beaucoup de promeneurs et surtout beaucoup de vent ! Nous tournons pas mal pour retrouver notre chemin et découvrons finalement que nous devons prendre le bateau pour retourner dans le pays, direction Schelle. C’est assez pittoresque ! 

Petit tour en bateau pour retrouver la civilisation...

Petit tour en bateau pour retrouver la civilisation…

Malheureusement, nous n’avons pas véritablement profité de l’endroit : nous fatiguions pas mal, le temps filait et nous n’avions pas la moindre idée de comment nous allions retrouver notre chemin [Google maps avait un peu de mal à nous situer, sur ce coup-là…]. L’air de rien, nous perdons plus d’une heure dans ce petit détour !

Une fois la traversée effectuée, nous avons continué dans la campagne anversoise, un des rares moments [hors de l’île] où le paysage était sympa ! Ce doit être agréable de s’y promener régulièrement ! J’ai repéré de chouettes coins pour courir, mais c’est un peu loin de la maison…

Arrivée à Anvers

16h30, nous arrivons enfin à Anvers par le port ! Le soleil est bien évidemment toujours présent. Hop, une petite photo de la Grote Markt, un petit tour dans la vieille ville [où il y avait un monde dingue, soit dit en passant] et il est temps de rejoindre la gare pour reprendre le train vers Bruxelles ! C’est un vrai passage éclair, j’y reviendrai sûrement pour une journée, afin de profiter un peu mieux de la ville [et faire un peu de shopping, bien sûr…] !

Anvers, Grote Markt ou la ligne d'arrivée !

Anvers, Grote Markt ou la ligne d’arrivée !

Que dire de plus sur cette balade ?! Peut-être qu’elle est plus difficile que ce que nous imaginions au départ ! Il vaut mieux avoir un minimum d’entrainement ou, en tous cas, prévoir une bonne demi-journée pour faire le trajet ! Le tout devait comprendre une bonne septantaine de kilomètres. Je vous conseillerais aussi de commencer après Vilvoorde, si vous le pouvez, afin d’éviter toute la partie nauséabonde de la balade.

Et surtout, si vous ratez un knooppunt, ne faites pas comme nous en continuant dans la direction qui vous semble être correcte, en pensant que vous pourrez rattraper le coche à la prochaine ville. Vous risqueriez de vous retrouver bloqués sur une île ! 😉

La journée fut magnifique malgré les quelques petits aléas du parcours ! Un plaisir de profiter du soleil aussi tôt dans l’année et de découvrir la sportive qui est en moi ! Nous retenterons sûrement l’aventure mais dans une autre direction…

Jack et la mécanique du cœur [film]

Alerte coup de cœur [c’est le cas de le dire] avec Jack et la mécanique du cœur ! Grande fan de l’album de Dionysos dont il est issu, j’avais, à l’époque, dévoré le roman associé. Quoique finalement, je l’avais trouvé assez moyen. L’histoire en elle-même m’avait beaucoup plu car elle reflétait parfaitement l’album. L’écriture, par contre, m’avait parue un peu trop simpliste.

jack-et-la-mecanique-du-coeur-affiche

Alors, qu’en est-il du film d’animation ?! Pour ceux qui n’en n’auraient jamais entendu parler, cela raconte l’histoire de Jack, petit garçon né à Edimbourg, le jour le plus froid du monde. Sauvé de justesse par le Docteur Madeleine, sage-femme jugée sorcière par toute la ville, il grandit à l’écart de ses contemporains jusqu’à l’âge de dix ans. La particularité de Jack ? Son coeur ayant gelé, Madeleine l’a remplacé par une horloge. Pour survivre, Jack devra toujours suivre trois règles dont la plus importante est « de ne jamais tomber amoureux« . Or, c’était sans compter sa rencontre avec une petite chanteuse sans lunettes qui va littéralement lui retourner les aiguilles…

Tout d’abord, je suis enchantée de la manière dont Mathias Malzieu est parvenu à recréer son écriture poétique et musical en images. Que ce soient les lieux ou les personnages, tous correspondent parfaitement à l’idée que je m’en faisais à l’écoute de l’album. Notons aussi que les personnages de Jack et Miss Acacias ressemblent furieusement à Mathias Malzieu himself et Olivia Ruiz !

Ce film est également emprunt de nombreux clins d’œil culturels que l’on trouvait également dans le roman ou dans l’album : les moulins de Don Quijote qui poussent le long du chemin vers l’Andalousie, por ejemplo !

Chaque personnage est attachant à sa manière et joue un rôle important dans le périple de Jack. Certains sont terriblement drôles, d’autres plutôt effrayants mais tous sonnent justes ! Leurs voix, identiques à celles de l’album, sont également tout à fait adaptées : Grand Corps Malade fait un superbe méchant !

J’ai également beaucoup aimé les graphismes dont le style diffère d’un moment à l’autre : parfois semblables à des dessins d’animation « classiques », ils se transforment en construction de carton lors des voyages en train. Il s’agit d’un film où le visuel est très important, les métaphores y sont distillées régulièrement, multipliant les non-dits plus volontiers suggérés en images. Chacun peut donc le comprendre comme il l’entend. On sent une influence toute Burtonienne, notamment dans la physionomie des personnages.

L’avantage pour les non-initiés, c’est qu’il n’est pas nécessaire de connaître les œuvres littéraire et musicale qui ont précédé ce film. De même, le fait de les avoir déjà lue ou entendue n’enlève en rien le plaisir de les découvrir en images. Il se peut alors simplement que l’on soit plus attentifs à certains clins d’œil qui auraient pu échapper à ceux qui découvrent l’univers de Jack pour la première fois.

Vu cette avalanche de louanges, vous pouvez vous demander s’il n’y a rien à critiquer ?! Je dirais tout de même deux choses :

  1. tout d’abord, Jack me semble un peu jeune pour certaines paroles qu’on lui impute. En effet, dans la chanson de « rencontre » avec Miss Acacia, il s’exprime comme un adulte amoureux et non pas comme un petit garçon de dix ans ;
  2. le créneau « enfants » dans lequel le film a été placé dans mon cinéma bruxellois ! Bien sûr, l’oeuvre a été adaptée à un public plus enfantin [avec la disparition de la chanson, Cunnilingus mon amour, pour mon plus grand désespoir] mais je trouve néanmoins qu’il s’adresse tout autant, voire davantage, à des adultes ! Je doute que les enfants comprennent l’entièreté des métaphores et autres suggestions qui sont faites tout au long du film ! Dès lors, une programmation en soirée aurait été on ne peut plus souhaitable ! Parce que bon, cela va sans dire qu’il n’est pas hyper évident de toucher un public d’adultes avec une séance, le samedi, à 17h15 !

Mais ces légers points de détails ne doivent absolument pas vous empêcher de profiter de ce petit chef d’oeuvre ! Je n’ai donc plus qu’une chose à vous dire… Foncez le voir !! 🙂

Pour vous mettre l’eau à la bouche, un petit extrait de la rencontre :

Ma note : 

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Michael Gregorio en Concert(s) au Cirque Royal, ça claque !

Hier soir, j’ai eu l’occasion d’assister à un spectacle vraiment époustouflant : Michaël Gregorio en Concert(s) au Cirque Royal de Bruxelles.

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Chéri a découvert cet artiste il y a peu dans l’émission de Nagui « N’oubliez pas les paroles« . On est alors allés zieuter des vidéos de son spectacle sur Youtube et bluffés par ce qu’on voyait [et entendait], on a cherché à quel moment il passait par la Belgique ! Coup de chance, il venait pour deux soirs à Bruxelles, à peine un mois plus tard !

Au delà de ses prouesses vocales [pour celles et ceux qui ne le connaîtraient pas, il est imitateur], Michaël Gregorio est un musicien à part entière ! Sur scène, il alterne piano, guitare et batterie sans avoir l’air d’éprouver la moindre difficulté !

Tout au long du spectacle, il ponctue ses chansons de petites pointes d’humour. Ses jeux de mots sont souvent bien trouvés et m’ont fait éclater de rire à de nombreuses reprises [pourtant, je vous rappelle que je ne suis pas bon public]. Il est parfois un brin moqueur, notamment dans son imitation des BBBrunes mais il est surtout très juste et n’hésite pas à se tourner lui-même en dérision !

Ce qui m’a également épatée, ces sont ses « mixages » : il peut chanter une même chanson en imitant deux voire trois artistes en même temps, alternant voix et mimiques d’une phrase à l’autre. Là encore, certains choix sont très drôles [Raphaël qui chante La Compagnie Créole, par exemple], d’autres vous hérissent les poils [de manière positive, s’entend].

Bref, je ne veux pas trop vous en dire pour que ceux qui me lisent et qui désirent aller voir ces concert(s) puissent profiter de l’effet de surprise. Sachez seulement qu’il ne se cantonne pas à un seul style musical mais vous emmène du rap us à l’opéra, en passant par le rock et la chanson française, toujours avec le même talent !

Pour celles et ceux qui cela intéresse, il revient en Belgique les 20 et 21 mai à Liège et le 27 septembre à Virton. Il passe aussi par le Luxembourg, à Mondorf-les-Bains, le 29 mai. Et pour les dates de sa tournée en France, je vous invite à regarder sur sa page personnelle.

Je rajouterais encore quelques mots sur la salle : c’était notre 1er spectacle au Cirque Royal et j’ai été très impressionnée par la taille [et la hauteur surtout] de la salle. Personne sujette au vertige, s’abstenir de réserver dans les balcons ! Passées les 5 premières minutes pendant lesquelles j’avais l’impression de me faire aspirer par le vide, j’ai pu profiter de la vue :

Cirque Royal Gregorio

J’étais également positivement étonnée par la bonne qualité de l’acoustique ! Ça change de l’horrible son de Forest National !

Par contre, on ne voyait pas entièrement l’écran de l’endroit où l’on se trouvait. Or, c’était un élément central du spectacle. Pourtant, nous n’étions pas les moins bien placés donc, de ce côté-là, je trouve que les organisateurs auraient pu être plus respectueux des spectateurs et ne pas proposer à la vente des tickets pour ces places-là. Ou alors, ils auraient pu, au moins, signaler clairement que de cet endroit, on ne pouvait pas profiter de tout.

Malgré ces désagréments liés à nos places, j’ai passé une excellente soirée ! Je n’ai pas vu le temps passer, ri comme une folle et avais mal aux mains à force d’applaudir ! Je peux donc vous assurer que je reprendrai des places lorsqu’il reviendra dans le coin avec un nouveau spectacle !

Pour le plaisir des yeux et des oreilles, un extrait d’un ancien spectacle où il imitait Christophe Maé :