Bilan de l’été [Livres]

Septembre arrivant, il est temps de faire le bilan de mes lectures de l’été ! Celui-ci avait assez mal commencé puisqu’une grosse fatigue due au boulot, m’avait éloignée de la lecture, début juillet.

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Je me suis ensuite rattrapée durant la seconde quinzaine de juillet, qui coïncidait avec mes premières semaines de congés : pas moins de 5 livres lus dont 3 qui m’ont particulièrement bien plu (L’Île des Oubliés de Victoria Hislop, Les Débutantes de J. Courtney Sullivan et Le Prédicateur de Camilla Läckberg). Par contre, j’ai assez peu publié mes chroniques littéraires sur le blog et ça, je n’en suis pas fière !

La suite des vacances a vu, à nouveau, diminuer mon rythme de lecture. La faute, notamment à un voyage pour le moins épuisant qui m’a laissé très peu de temps et d’énergie pour lire ! J’ai quand même pu profiter d’un après-midi au parc et du trajet en avion pour avancer dans ma lecture de Léon et Louise, très beau roman d’Alex Capus.

Je me suis ensuite plongée dans un classique de la littérature belge, La Plage d’Ostende de Jacqueline Harpman. Et maintenant, je termine l’été avec Room, le roman d’Emma Donoghue qui a envahi la blogosphère littéraire il y a quelques semaines.

Entre ces diverses lectures romanesques, j’ai parfois pioché dans la bibliothèque du Chéri pour dévorer ses BD. C’est comme cela que j’ai découvert la très belle saga du Train des Orphelins (j’ai littéralement englouti les trois premiers tomes en une après-midi) et que j’ai ENFIN lu le Cycle Matthéo de Gibrat, une petite merveille !!

Je suis donc assez contente de la qualité de mes lectures de l’été même si j’en ai abandonné l’une ou l’autre en cours de route (je pense à La Voleuse de livres de Markus Suzak). Par contre, je dois avouer que je ne m’en suis absolument pas tenue à mes résolutions qui étaient de lire Les Piliers de la Terre de Ken Follett (qui désespèrent de sortir de ma PAL depuis des mois) et de commencer la saga du Trône de Fer. Je remarque que, plus le temps passe et moins j’arrive à respecter les « contraintes » que je me fixe. D’ailleurs, je n’ose même pas faire l’état des lieux de mes challenges tellement je suis loin d’avoir avancé ! Je crois que l’année prochaine, j’éviterai de me lancer tête baissée dans des défis que je ne suis pas capable de relever !

La Plage d’Ostende de Jacqueline Harpman

Cette semaine, j’ai découvert Jacqueline Harpman. Je connaissais déjà cette grande romancière belge (un peu de chauvinisme, ça ne fait pas de mal) de nom mais je ne m’étais encore jamais plongée dans la lecture de l’un de ses ouvrages.

Dans La Plage d’Ostende, Émilienne, alors vieille femme, raconte comment et pourquoi elle a consacré toute sa vie à un seul homme, rencontré lorsqu’elle avait tout juste onze ans. Plongée très jeune par sa mère dans la vie mondaine bruxelloise, elle est de tout les dîners. Durant l’un d’eux, on lui présente Léopold Wiesbeck, 25 ans, jeune peintre à l’avenir plus que prometteur. Le coup de foudre est immédiat : Émilienne sait que soit elle parviendra à se faire aimer de cet homme, soit elle mourra. Elle entreprend alors de se construire à l’image de Léopold afin qu’il ne puisse pas détourner son regard d’elle lorsque son heure sera venue. Pour parvenir à ses fins, elle sera prête à détruire tous ceux qui se dresseront en travers de leur histoire. A l’heure où elle écrit ces lignes, Léopold est mort depuis longtemps. Elle ressent alors le besoin d’expliquer ses choix de vie. Elle n’éprouve aucun regret, si ce n’est celui de ne pas avoir profité davantage des années où son amant était encore en vie.

Il est un peu difficile de croire à cette histoire d’amour. Ce qui m’a rendue le plus sceptique, c’est la discipline que s’inflige la petite fille pour soumettre son corps aux diktats de la Beauté selon Léopold Wiesbeck. Le coup de foudre d’Esther est encore moins plausible, ce qui, d’après moi gâche un peu la fin du roman. J’aurais pu comprendre que l’auteure lui compose un destin similaire à celui de sa mère mais l’identité de l’homme duquel elle s’éprend n’est tout simplement pas crédible.

Par contre, Jacqueline Harpman décrit merveilleusement bien cette société mondaine du milieu du XXe siècle : on s’imprègne vraiment de l’ambiance des salons, on voit les femmes, leurs rivalités pour plaire aux hommes sous les yeux mêmes de leur mari, les jeux de pouvoir, etc.

Le personnage d’Émilienne est touchant malgré le désintérêt qu’elle porte à tout ce qui n’est pas Léopold. Elle parvient à être manipulatrice tout en restant le plus honnête possible avec ses victimes. L’auteure réussit à nous faire ressentir sa détresse lorsqu’elle est loin de l’être aimé mais aussi sa confiance en elle quand elle sent son regard sur elle. J’ai également beaucoup aimé le fait qu’elle s’accrochait à certains principes tout n’hésitant pas à en bafouer d’autres.

Ce que l’on retient de ce roman, c’est surtout l’écriture sublime de Jacqueline Harpman : elle use d’images plus belles les unes que les autres pour dépeindre les émotions de ses personnages. Chaque scène, chaque paysage est détaillé avec précision. De tout cela, une certaine magie se dégage, identique à celle qui émane des plus belles peintures.

Ma note : 

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Dans la peau de Sissi

La plus grosse étape de notre séjour viennois fut le château de Schönbrunn, résidence d’été des Hofsburg et dont l’occupante la plus connue est bien sûr Sissi. Alors, oui, résidence d’été parce qu’ils avaient également une résidence d’hiver, au centre-ville (soit à même pas 5 km de là). On est empereur à fond ou on ne l’est pas !

Afin de bien en profiter, nous avons choisi la formule Gold Pass (40€) qui sie compose de l’entrée à ces différentes attractions :

  •  Grand tour du château (une quarantaine de pièces) –> sans devoir attendre pour entrer et ça, c’est le pied en cas d’influence (on peut parfois patienter une heure) ;
  •  Apfelstrüdelshow : dégustation du célèbre dessert et démonstration animée de sa conception ;
  •  Musée des Carrosses ;
  •  Jardin du Prince ;
  •  Ascension de la Gloriette ;
  •  Maison du désert ;
  •  Tiergarten (autrement dit, le zoo avec les pandas ! :))

Sans oublier la visite du parc du château, ouvert gratuitement au public et qui peut facilement vous occuper deux bonnes heures si vous souhaitez en inspecter tous les recoins !

Alors la question que l’on se pose, c’est est-ce que cela en vaut vraiment la peine ?! Franchement, oui ! Surtout qu’avec le Gold Pass, vous avez un an pour faire toutes les attractions (c’est quasi impossible de tout faire en une journée).

Jour 1

Nous avons commencé notre expédition par la visite du château en lui-même, qui dure une grosse heure et demie avec l’audio-guide. Les différentes pièces sont vraiment bien conservées (surtout les tapisseries, etc.) et cela représente assez bien le luxe dans lequel la famille impériale vivait. Malheureusement, les appareils photos étaient prohibés donc je ne pourrai pas vous montrer l’intérieur (oui, je suis une fille docile et respectueuse moi, quand on dit pas de photo, je n’en fais pas !).

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Le château vu depuis la Gloriette

Après, nos estomacs criant famine, nous avons décidé d’aller manger. Un BON conseil : n’achetez pas votre repas sur place mais prévoyez quelque chose !! Comme c’était canicule, nous n’avions pas osé nous balader d’avance avec des sandwichs. Du coup, nous nous sommes dirigés vers le comptoir situé près des guichets pour acheter un petit casse-croûte. Nous avons dû attendre près de 10 minutes avant qu’un des serveurs présent derrière se décide ENFIN à nous servir (en râlant parce que certaines personnes avaient abandonné leurs sandwichs, ben tiens !). Tout ça pour avoir du pain mou, gras et sucré pour la modique somme de 4€60/pièce. Nous avons pensé abandonner mais n’ayant pas vu la moindre sandwicherie dans les environs en arrivant, nous n’avons pas osé.

Après cette désagréable expérience, nous avons été faire un petit tour dans les jardins privés du Prince : là, rien de bien fameux.  Le tour a été assez vite expédié : ce qui nous a le plus retenu, c’est l’espèce de petite promenade sous une espèce de haie (donc, à l’ombre).

Ensuite, le Chéri a eu envie de réconforter son estomac en allant déguster un Apfelstrüdel tout en apprenant comment les refaire à la maison. Le show était sympa : en grande partie grâce au bagou du pâtissier qui nous a démontré en allemand et en anglais comment réaliser ce célèbre dessert. Très honnêtement, la dégustation ne m’a pas convaincue ! Le morceau de gâteau était servi froid et était franchement écœurant ! Malgré cela, nous ne nous sommes pas laissés démontés et avons retenté l’expérience dans un petit resto, le dernier soir et là, c’était vraiment très bon ! Bon, par contre, une part pour deux, c’est grandement suffisant !

Photo d’illustration du site du château pour l’Apfelstrüdelshow

Il fallait dépenser toutes ces calories absorbées ! C’est pourquoi, nous nous sommes lancés dans l’ascension de la Gloriette. J’avais lu que Sissi mettait une quinzaine de minutes pour se rendre du château au point de vue, situé à l’opposé du grand parc. Je comprends pourquoi ! Et ça, c’est en ligne droite, sans regarder le paysage !

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Ho tiens, une ruine !

Nous en avons profité pour nous promener dans ce magnifique parc et découvrir toutes les surprises dont il regorge : statues (hé oui, encore !), fontaines et même une ancienne ruine romaine (créée de toutes pièces pour le plaisir de l’Empereur parce que c’était tendance à l’époque, mais… chut !). Nous avons mis une bonne heure pour arriver au pied de la Gloriette.

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La Gloriette vue de l’entrée du château

Là, n’allez pas croire que vous avez gagné ! Non, non ! Si vous voulez vraiment profiter de la vue (comme sur la 1ère photo), il faut grimper les quelques volées d’escaliers qui mènent au dessus ! Arrivés au sommet, vous avez un peu l’impression que le temps s’arrête et vous n’avez plus qu’à ouvrir grands les yeux et à admirer le paysage ! C’est réellement impressionnant ! Je comprends mieux pourquoi c’était l’endroit préféré de Sissi au château ! Notre première journée d’excursion s’est terminée par un verre sur la terrasse de la Gloriette (bien meilleure marché et bien plus agréable que les autres cafés du château !).

Jour 2

Le surlendemain, nous avons décidé de nous lever de bonne heure (enfin, tout est relatif) pour continuer notre immersion dans le monde magique de Sissi. L’objectif principal étant la visite du zoo et la chasse aux pandas ! 

Le zoo de Schönbrunn est le plus ancien du monde (il date de 1752). L’Empereur avait installé un patio autour duquel s’étendaient les cages de ses fauves. Aujourd’hui, le zoo s’est considérablement agrandi mais le patio et les cages initiales existent toujours ! Cette visite fut très agréable ! Sans doute l’une des plus sympas du voyage ! Les animaux bénéficient d’une relative liberté et tous ne se laissent pas admirer facilement (les lynx, par exemple, sont restés invisibles).

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En attendant de découvrir les vrais…

Nous avons arpenté les allées pendant 3 – 4 heures, faisant des pauses régulières pour profiter de l’endroit. Un pont suspendu dans la forêt vous permet également d’avoir une petite vue sur la ville.

Bon, je l’avoue, j’ai été quelque peu déçue par l’esprit de contradiction de certaines bêtes à poil qui ne souhaitaient pas se laisser admirer mais d’un autre côté, je les comprends  ! Les pauvres n’ont aucune intimité ! Et qu’est-ce que les gens peuvent être stupides et égoïstes ! Dès qu’ils voient un animal, ils doivent se précipiter vers lui en beuglant et en l’aveuglant avec leurs flashs (en plein jour, notez-en l’utilité…). La palme revient quand même à l’imbécile qui, dans la la maison des rongeurs, plongée dans le noir car ces animaux vivent dans l’obscurité, a dégainé la lampe de poche de son smartphone et l’a braquée vers la cage parce qu’il ne voyait pas bien ! Faudrait lui faire ça aussi tiens à lui, le matin quand il se réveille ! Je suis sûre qu’il apprécierait !

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Quelques-uns des pensionnaires du zoo

Personnellement, j’ai eu un coup de cœur pour les pandas (évidemment ! Même si j’ai dû faire deux tentatives avant de les apercevoir correctement parce que ces messieurs avaient décidé de dormir en tournant le dos à la cage), le koala timide, les zèbres et le bébé éléphant ! 🙂  (oui, je suis une grande enfant)

Après cette charmante promenade, nous avons tenté une incursion dans la Maison du désert, qui est en fait une serre tropicale, mais nous avons vite abandonné : trop chaud !

Nous avons terminé la visite par un arrêt au Musée des Carrosses (là aussi, photos interdites) où sont rassemblées les voitures ayant appartenu à la famille impériale. Là encore, cela vaut le coup d’œil ! Certaines voitures sont vraiment impressionnantes et cela devait être un sacré spectacle de les voir circuler avec leur attelage dans les rues de Vienne ! J’aurais voulu y assister ! Je trouve cependant dommage que le Musée ne soit pas plus interactif ! Il aurait été sympa de pouvoir monter dans une des voitures (même une fausse, reconstituée) pour pouvoir juger de l’impression que devaient ressentir leurs occupants.

Voilà, j’espère que vous aurez apprécié cette découverte de la maison de vacances de Sissi ! 

Je vous conseille vivement de la visiter si vous passez par Vienne ! 

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La vue depuis l’un des ponts suspendus