Boulevard des airs, mon petit bonheur personnel

Aujourd’hui, j’ai décidé de consacrer le 100e article du blog (hé oui, déjà !) non pas à la littérature mais à la musique ! Bon, je vous préviens tout de suite, je suis très loin d’être critique musicale (suffit de demander à Chéri ou à mon frère comme je suis douée au Blind test pour comprendre que je n’y entends pas toujours grand chose…) mais je tenais absolument à vous partager mon engouement !

Il y a quelques mois, je vous parlais d’un coup de cœur pour un « petit » groupe que j’avais découvert à l’ouverture du concert de Tryo à Forest National : Boulevard des airs. Deux albums plus tard, je suis toujours aussi fan et j’ai donc décidé de vous les présenter un peu plus en détails !

Boulevard des airs

Je ne vais pas vous faire l’historique du groupe, il y a leur site internet pour ça ! Comment les décrire ? C’est un groupe multi-instrumental (des cuivres, des guitares, de la batterie) dans lequel on ressent fort l’influence de Tryo (je trouve) mais aussi celle d’autres groupes plus rock ainsi que du reggae. D’ailleurs, certaines chansons sont assez déconcertantes à la première écoute : c’est tout calme puis paf, un bon coup de basse et de batterie et tu te croirais revenu au temps de la Team Nowhere ! Il n’y a pas à dire, les albums bougent et donnent envie de bouger !

Mais, ce que j’aime particulièrement dans leurs chansons, ce sont leurs textes ! Parce qu’il faut bien l’avouer, en ce moment, des chanteurs à textes, faut se lever tôt pour en trouver ! Ici, les textes sont assez écolos-bobos, j’en conviens, mais surtout ils ont le mérite d’être recherchés, parfois engagés et souvent bourrés d’humour. Puis, par-ci, par-là, on entend des petites touches d’espagnol qui me donnent envie de m’évader sous le soleil ibérique ! Bref, j’aime ! 🙂

L’autre petit détail qui me fait craquer, c’est l’accent du sud de l’un des chanteurs : il suffit qu’il dise « ville rose » (avec l’accent de là-bas) pour que je sois sous le charme ! 😀

Bon, c’est pas le tout d’en parler, et si je vous montrais deux-trois vidéos pour vous convaincre qu’il FAUT les écouter ?!

Deux clips extraits de de leur premier album Paris Buenos Aires :

Cielo Ciego,

San Clémente,  (ma chanson chouchou du 1er album)

Bla-Bla, clip extrait de leur deuxième album Les Appareuses trompences

Bon par contre, je dois vous prévenir que j’ai pas mal ramé pour trouver leur nouvel album en Belgique (oui, je sais, on peut le commander sur l’Internet des ordinateurs, mais j’essaie d’éviter de trop nourrir le grand vilain Amazon) : même la Fnac ne l’avait pas ! Pour finir, j’ai profité de ma petite escapade dans notre Sud à nous pour faire un crochet par la France et l’acheter dans une grande surface de chez eux (oui, je sais, c’est pas beaucoup mieux).

Maintenant, je n’attends plus qu’une chose, leur prochain passage par la Belgique pour aller chanter dans le public en connaissant les paroles de leurs chansons ! (ce qui est nettement plus gai que quand tu ne les connais pas, faut bien l’avouer)

J’espère vous avoir convaincu ! 🙂

Sur ce, je vais m’en réécouter un bout moi !

Les Débutantes de J. Courtney Sullivan

On continue les lectures de l’été avec Les Débutantes de Courtney J. Sullivan. Je l’avais repéré sur la blogosphère alors autant vous dire que j’ai sauté dessus quand ma mère m’a montré ses nouvelles acquisitions !

Couverture Les Débutantes

Dans ce roman, on retrouve Célia, Bree, Sally et April, quatre jeunes femmes de vingt-six ans qui, bien qu’elles n’avaient que très peu de choses en commun, se sont rencontrées à l’université et sont devenues amies. Elles vivaient dans le même couloir durant leur 1ère année et ont peu à peu pris la place d’une famille pour chacune d’entre elles. Au fil des mois, elles partagent les frasques de la vie universitaire et s’engagent dans des causes qui leur sont chères. Trois ans après leur cérémonie de diplôme, chacune a choisi une voie différente et les quatre amies vivent éparpillées aux quatre coins des Etats-Unis. Malgré la distance et leur vie professionnelle et/ou personnelle bien remplie(s), elles gardent le contact plus ou moins régulièrement et se retrouvent toujours avec le même plaisir pour les grandes occasions. Toutefois, certaines tensions apparaissent et menacent leur amitié. Heureusement, toutes sont rapidement balayées lorsqu’elles se rendent compte qu’elles risquent de perdre l’une d’entre elles.

Pour le moment, ce roman est mon coup de cœur de l’été 2013 ! Sans doute parce que je me reconnais beaucoup trop dans cette histoire d’amitié entre filles et encore plus dans l’un des personnages : même âge, mêmes ambitions, même peur face à l’avenir, même difficulté à grandir, … Bref, je laisse à celles et ceux qui me connaissent le plaisir de la devinette !

Beaucoup craignent que Les Débutantes soit un énième bouquin de chick-litt sur une bande de copines qui se lancent dans la vie active. Je les rassure, il n’en est rien ! Bien sûr, l’auteure aborde des thèmes hautement féminins : l’amitié entre filles (et les petites mesquineries qui vont avec), la difficulté de mener de front vie professionnelle et vie sentimentale (le mariage, les bébés, toussa…), la recherche de l’homme idéal, … Mais ces sujets sont ceux qui composent la vie quotidienne de beaucoup d’entre nous, donc il ne faut pas s’étonner de les retrouver ! De plus, ils sont développés de manière beaucoup moins superficielle que dans la plupart des romans que j’ai lus ces derniers temps.

Ce développement plus profond des thèmes que je viens de citer est dû, je pense, au fait que chaque grande époque de la vie des filles est chaque fois décrite selon le point de vue de chacune d’elle : l’arrivée à l’université et le début de leur amitié, les difficultés rencontrées depuis la sortie de la bulle universitaire, la relation qui les lient les unes aux autres, leur réaction face au drame qui les touchent, etc.

De cette manière, chaque personnage bénéficie d’un vrai portrait psychologique nous permettant de mieux comprendre ses réactions aux différents événements qui sont présentés. On s’attache alors beaucoup plus facilement à ses quatre filles, chacune pour des raisons différentes.

Le contexte de leur rencontre, située dans le cadre d’une université pour filles (je ne savais même pas que ça existait encore) permet également à l’auteure de développer deux thèmes majeurs : le féminisme et l’homosexualité. Ceux-ci auront une influence plus ou moins grande dans la vie de chacune des protagonistes.

J’ai beaucoup aimé la manière dont l’auteure dépeint les relations humaines faites de clashs et de retrouvailles, de débats et de confidences, …

Le seul petit bémol que j’aurais à rajouter vient de la fin, un peu trop attendue et facile à mon goût.

Les Débutantes, c’est dont une magnifique histoire d’amitié qui m’a rendue un brin sentimentale, alors j’en profite pour faire un clin d’œil à ces filles qui, je l’espère, se reconnaîtront ! 😉

Ma note : 

love4

Top Ten Tuesday #7 : les 10 livres qui vous ont pris le plus de temps à lire

Le Top Ten Tuesday est un rendez-vous hebdomadaire où un top dix est proposé autour d’un thème littéraire.

L’idée originale est de The broke and the bookish et c’est Iani qui en organise la version française.

Le thème de cette semaine est : les 10 livres qui vous ont pris le plus de temps à lire.

Il faut savoir que je lis généralement assez rapidement. Donc, si un lire traîne plus d’une semaine dans mon sac, cela signifie souvent qu’il ne me plait pas ou que c’est une trèèèèès grosse brique. Petit florilège des livres dont la lecture a été beaucoup trop longue (classé par ordre alphabétique du nom d’auteur).

1. Le Pont sur la Drina d’Ivo Andric : assurément l’un de mes pires traumatismes livresques ! J’ai dû le lire dans le cadre de mon cours d’auteurs de l’Est (je ne sais plus l’intitulé exact) en Bac 3. Une horreur ! La scène d’empalement est gravée dans mon inconscient et réapparaît chaque fois que je vois ce livre. Je devrais peut-être penser à m’en séparer, ça m’aidera à mieux dormir ^^ !

2. Le Docteur Jivago de Boris Pasternak : lu dans le cadre du même cours que le précédent. Je l’avais bien aimé mais quelle brique ! Et à l’époque, j’avais pas mal d’autres lectures obligatoires et autres travaux à réaliser en même temps donc je me souviens qu’il a pesé longtemps dans mon sac !

3. Raison et sentiments de Jane Austen : mon 1er Jane Austen, lu il y a quelques semaines. Il n’est pas bien long mais j’ai mis beaucoup de temps à entrer dans l’histoire.

4. Mort à crédit de Louis Ferdinand Céline : lecture obligatoire en cours d’auteurs contemporains. Baaah, ce que j’ai détesté ! Tout dans ce bouquin me rebutait ! Et pas de bol, ce n’était pas la plus courte de mes lectures obligatoires !

5. La Horde du Contrevent d’Alain Damasio : je vous en ai déjà parlé ici et , bien que ce fut l’un de mes coups de cœur de l’année 2011, c’est aussi l’un des livres qui m’a occupée le plus longtemps ! Il a beau être prenant, il n’est pas toujours simple à lire et mieux vaut se prévoir de longs moments au calme pour en profiter.

6. La Mise en scène de Claude Ollier : toujours le cours d’auteurs contemporains, en Bac 1 cette fois-ci. Je ne saurais plus vous dire de quoi parlait ce livre. Tout ce dont je me souviens, c’est de l’ennui profond qui me prenait chaque fois que je me plongeais dedans !

7. L’Assommoir d’Emile Zola : je ne remercierais jamais assez ma responsable de TFE de m’avoir imposé cette lecture pour la rédaction de ce travail ! Elle a presque failli me dégoûter à tout jamais de lire du Zola ! Y a pas à dire, à l’époque, je trouvais que ce roman portait merveilleusement bien son nom !

Comme vous pouvez le voir, ce sont principalement des lectures obligatoires qui m’ont semblé si longues ! Il faut savoir que j’ai un esprit terriblement contrariant et il suffit de m’imposer une chose pour qu’elle ne me plaise pas alors que j’aurais très bien pu l’adorer si j’en avais fait le choix par moi-même (au moins, je le reconnais ^^) !

Et vous, quels sont vos pires squatteurs de sac à main ?