Zazie dans le métro de Raymond Queneau

Cette semaine, j’ai lu un classique de la littérature contemporaine : Zazie dans le métro de Raymond Queneau. Cette lecture s’inscrit dans le cadre du challenge ABC de Nanet.

Zazie dans le métro

Je connaissais Raymond Queneau pour ses Exercices de styles lus en cours d’auteurs contemporains, pendant mes années romanes. J’avais beaucoup aimé ces jeux avec la langue. Cette particularité du Nouveau Roman se retrouve également dans Zazie dans le métro où l’auteur écrit de manière phonétique des mots ou des expressions (ex. : « keskipudonktan » pour qu’est-ce qui pue donc tant). Ces créations langagières sont parfois déconcertantes : il a créé l’écriture sms avant l’heure et, comme pour celle-ci, il est parfois nécessaire de lire les mots à haute voix pour comprendre ce qu’ils veulent dire. Certaines expressions m’ont bien fait rire ; d’autres m’ont semblé plus inutiles.

Néanmoins, ce n’est pas ces jeux de langue qui m’ont déplu dans ce récit. C’est surtout la vulgarité qui émane de cette histoire : que ce soit par les personnages (comme la petite Zazie, 11 ans, qui nous sert du « mon cul » à chaque phrase) ou par les situations (le satyre qui après avoir eu des vues sur Zazie se dit qu’il se ferait bien Marcelline). Bien sûr, tout est dans la suggestion et dans le fantasme, rien n’arrive réellement mais cela m’a dérangée. Je ne voyais pas trop l’intérêt de ces situations.

L’intrigue, quant à elle, se trouve fortement limitée : Zazie arrive à Paris pour séjourner chez son oncle Gabriel le temps que sa mère rend visite à son amant, elle se promène dans Paris, à la fin du week-end, elle retourne chez sa mère. La plupart des situations dans lesquelles elle se met sont relativement absurdes et n’ont pas vraiment de lien entre elles, si ce n’est qu’on y rencontre toujours le même personnage : Trouscaillon, le satyre. D’ailleurs, Zazie confirme elle-même qu’il ne s’est pas passé grand-chose puisque, lorsque sa mère lui demande ce qu’elle a fait de son week-end, tout ce qu’elle trouve à lui répondre, c’est « j’ai vieilli ».

Certains assimilent ce roman à un roman d’apprentissage. Une parodie de roman d’apprentissage, peut-être. Et encore. Je ne suis pas convaincue.

Finalement, je peux dire que j’admire la qualité et l’originalité des jeux de langues de Queneau mais que le récit en tant que tel m’a profondément déçue. Je m’attendais à autre chose vu le succès critique de cette œuvre.

Ma note :

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